“Woodstock” de Michael Wadleigh(1969)
Le film VOST :
FICHE TECHNIQUE
Titre : Woodstock
Réalisation : Michael Wadleigh
Production :
- Producteurs : Bob Maurice
- Production exécutive : Dale Bell, Fred Weintraub
Scénario : Michael Wadleigh
Montage :
- Thelma Schoonmaker
- Martin Scorsese
- Michael Wadleigh
- Stan Warnow
- Yeu-Bun Yee
- Jere Huggins
Musique : Divers artistes participant au festival
Distribution : Warner Bros.
Durée : 184 minutes (version originale) ; 225 minutes (version director’s cut)
Pays d’origine : États-Unis
Langue : Anglais
Date de sortie : 26 mars 1970
Format :
- Couleur et noir et blanc
- 35 mm
- 2.35:1 (Panavision)
- Son : stéréo
Genre : Documentaire musical
Distribution (artistes principaux) :
- Jimi Hendrix
- The Who
- Janis Joplin
- Joe Cocker
- Santana
- Crosby, Stills, Nash & Young
- Richie Havens
- Joan Baez
- Jefferson Airplane
- Sly and the Family Stone
- Arlo Guthrie
- Sha Na Na
- Ten Years After
GALERIE PHOTOS:
Quelques Anecdotes sur le Film:
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Le tournage du film “Woodstock” s’est déroulé avec peu de moyens. Le budget initial était très limité, ce qui a contraint l’équipe de production à utiliser des techniques de tournage économiques et innovantes. Les caméras étaient souvent portées à l’épaule, et de nombreux plans ont été improvisés pour capturer l’ambiance authentique du festival. Le film est célèbre pour son utilisation pionnière du split-screen, une technique qui permet de montrer plusieurs scènes simultanément. Cela a été réalisé en utilisant des caméras 16 mm et en superposant les images lors du montage, une méthode novatrice pour l’époque.
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Martin Scorsese, alors un jeune cinéaste, a été l’un des monteurs principaux du film. Thelma Schoonmaker, qui deviendra plus tard sa monteuse attitrée, a également travaillé sur le projet. Leur expertise a été cruciale pour transformer des centaines d’heures de film en un documentaire cohérent et captivant.
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Le festival de Woodstock a attiré plus de 400 000 personnes, bien au-delà des attentes initiales. L’équipe de tournage a dû faire face à des conditions difficiles, notamment la boue, la pluie et les foules massives, pour capturer les performances et l’atmosphère du festival.
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“Woodstock” est plus qu’un simple documentaire musical; il capture un moment crucial de l’histoire américaine. Le festival et le film sont devenus des symboles de la paix, de l’amour et de la contre-culture des années 1960, influençant des générations de musiciens et d’artistes.
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Le film a remporté l’Oscar du meilleur documentaire en 1971. Il a également été salué pour son montage innovant, qui a contribué à sa nomination pour l’Oscar du meilleur montage, une reconnaissance rare pour un documentaire.
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En 1994, une version allongée du film, intitulée “Woodstock: The Director’s Cut”, a été publiée pour célébrer le 25e anniversaire du festival. Cette version comprend des séquences supplémentaires et des performances inédites, portant la durée totale à 225 minutes.
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Initialement, le financement du film était précaire. Ce n’est que grâce à l’intervention de Warner Bros., qui a accepté de financer la post-production, que le film a pu être achevé et distribué.
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Le festival devait initialement se tenir à Wallkill, New York, mais a été déplacé à Bethel un mois avant le début de l’événement. Ce changement de dernière minute a créé des défis logistiques importants pour les organisateurs et les équipes de tournage.
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Les réalisateurs ont réussi à capturer non seulement les performances musicales, mais aussi l’esprit et l’énergie du festival. Les interviews avec les festivaliers, les scènes de vie quotidienne et les images des coulisses offrent une vision complète de ce que Woodstock représentait pour ceux qui y ont assisté.
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En 2009, pour le 40e anniversaire de Woodstock, le film a été restauré et réédité en haute définition. Cette version remasterisée a permis aux nouvelles générations de découvrir le film avec une qualité d’image et de son améliorée, consolidant encore davantage son statut de documentaire culte.
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La performance de Jimi Hendrix, notamment son interprétation de l’hymne national américain, est l’un des moments les plus emblématiques du film. Bien qu’il ait joué en dernier, lorsque la plupart des festivaliers étaient déjà partis, son set reste l’une des images les plus durables du festival et du documentaire.
