“Le Masque du Démon” de Mario Bava

Le Masque du Démon de Mario Bava

RÉSUMÉ:

“Le Masque du Démon”, réalisé en 1960 par le maître du cinéma d’horreur italien, Mario Bava, se déroule en Moldavie au XVIIe siècle. L’histoire commence avec la princesse Asa Vajda, condamnée à mort pour sorcellerie. Avant son exécution, elle maudit sa famille et promet de se venger. Des siècles plus tard, le professeur Kruvajan et son assistant déterrent involontairement le cercueil d’Asa, libérant sa malédiction sur le monde.

Asa revient à la vie et complote pour prendre possession de l’âme de sa descendante, la princesse Katia, afin de pouvoir revenir à la vie de manière permanente. Avec l’aide de son frère, le docteur Kruvajan, elle utilise des pouvoirs démoniaques pour semer la terreur et la mort. Un prêtre courageux, le Père Javuto, tente de l’arrêter en utilisant des rituels sacrés.

Le film est salué pour ses atmosphères gothiques, ses effets spéciaux innovants pour l’époque et son utilisation judicieuse du noir et blanc. “Le Masque du Démon” est un classique du cinéma d’horreur italien et a contribué à établir la réputation de Mario Bava en tant que réalisateur de films d’épouvante visuellement saisissants.

“Le Masque du Démon de Mario Bava” en VOST :

 

FICHE TECHNIQUE

Titre original : La Maschera del Demonio (Black Sunday)

Réalisé par : Mario Bava

Scénario : Ennio De Concini, Mario Serandrei, Mario Bava (non crédité) basé sur une histoire de Nikolai Gogol

Musique : Roberto Nicolosi

Photographie : Mario Bava et John Foam

Montage : Mario Serandrei

Décors : Giorgio Giovannini

Costumes : Tina Grani

Production : Massimo de Rita

Sociétés de production : Galatea Film, Jolly Film

Pays d’origine : Italie

Langue : Italien

Format : Noir et blanc – 1.66:1 – Son Mono

Genre : Horreur

Durée : 87 minutes

Date de sortie : 11 août 1960 (Italie)

Distribution :

  • Barbara Steele : Princesse Asa Vajda / Katia Vajda
  • John Richardson : Docteur Andrei Gorobec
  • Andrea Checchi : Prince Vajda
  • Ivo Garrani : Capitaine Javuto
  • Arturo Dominici : Igor Javuto
  • Enrico Olivieri : Constantin
  • Antonia Pierfederici : La sorcière
  • Tino Bianchi : Le prêtre

GALERIE PHOTOS:

Quelques Anecdotes sur le Film:

  1. Influence de Gogol : Le scénario du film est basé sur une histoire de l’écrivain russe Nikolai Gogol intitulée “Viy”. Cependant, le film incorpore également des éléments de la nouvelle de Gogol intitulée “Le Masque”, d’où le titre du film.
  2. L’atmosphère gothique : Mario Bava, qui est également le directeur de la photographie du film, a créé une atmosphère gothique exceptionnelle en utilisant des techniques d’éclairage innovantes. Son talent pour créer des images saisissantes a contribué à l’esthétique visuelle distinctive du film.
  3. Le visage masqué : Le masque clouté porté par Barbara Steele dans le film est devenu emblématique. Son apparence effrayante a contribué à établir l’image du personnage de la sorcière, incarnée par Steele, comme une figure mémorable du cinéma d’horreur.
  4. Censure aux États-Unis : Lors de sa sortie aux États-Unis sous le titre “Black Sunday”, le film a été soumis à la censure en raison de sa violence graphique, de ses images choquantes et de son atmosphère générale. Certains segments ont été coupés pour s’aligner avec les normes de censure de l’époque.
  5. L’impact sur le cinéma d’horreur : “Le Masque du Démon” a influencé de nombreux réalisateurs ultérieurs dans le genre de l’horreur gothique. Le style visuel distinctif de Bava et son utilisation créative de l’éclairage ont établi des normes pour le genre et ont inspiré d’innombrables films d’horreur ultérieurs.
  6. Barbara Steele en double rôle : L’actrice Barbara Steele incarne deux rôles dans le film, jouant à la fois la princesse Asa Vajda et sa descendante Katia Vajda. Sa performance remarquable a contribué à faire de “Le Masque du Démon” un classique du cinéma d’horreur.
  7. Bande musicale mémorable : La partition musicale du film, composée par Roberto Nicolosi, ajoute considérablement à son atmosphère angoissante. La musique contribue à renforcer les moments de tension et d’horreur, devenant elle-même mémorable dans l’histoire du cinéma d’horreur.